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LES ASTEROIDES

 

 

Astéroïdes célèbres

 1 Cérès

(Photo : Hubble Space Telescope/Southwest Research Institute)

Découvert le 1 Janvier 1801 par Giuseppe Piazzi, Cérès est le plus gros astéroïde connu avec ses 934 km de diamètre 

 

243 Ida

(Photo : NASA/JPL)

La sonde Galileo est passée à proximité (2 500km) de 243 Ida le 28 Août 1993. Ida mesure 56 km par 21 km, et est accompagné d'un astéroïde satellite, Dactyl.

 

 

Dactyl

(Photo : NASA/JPL)

Le survol de l'astéroïde Ida par la sonde Galileo en Août 1993 a révélé la présence d'un petit satelitte, baptisé Dactyl, en orbite autour d'Ida.

 

951 Gaspra 

(Photo : USGS/NASA/JPL)

Gaspra mesure environ 18 km de long  et 11 km de large. La sonde Galileo est passée à 1 600 km de l'astéroïde le 29 Octobre 1991.

 

Historique

 

Le 1er janvier 1801, à Palerme, Giuseppe Piazzi découvrit un petit astre dont l'orbite se situait entre celles de Mars et de Jupiter. Cette petite planète, par sa position, comblait une lacune mise en évidence par la loi empirique établie par Johann Daniel Titius (1729-1796) en 1766 et publié par Johann Elert Bode (1747-1826) en 1772. Cette loi, sans fondement théorique, donnait de manière approximative, les distances moyennes des planètes au Soleil, mais laissait supposer l'existence d'une planète inconnue située entre Mars et Jupiter.

 

La Loi empirique de Titius-Bode s'exprime par la progression géométrique :

d= 0,4  + 0,3*2n

 

où d  est le demi-grand axe de l'orbite exprimée en unités astronomiques (U.A.) et n un nombre entier égal au rang de la planète

 

avec n =

Planètes

Loi de Titius-Bode

Valeurs réelles en UA

- infini

Mercure

0,4

0,387

0

Vénus

0,7

0,723

1

Terre

1

1

2

Mars

1,6

1,524

3

Ceinture d'Astéroïdes

2,8

2,17 à 3,3

4

Jupiter

5,2

5,203

5

Saturne

10

9,554

6

Uranus

19,6

19,218

7

Neptune

38,8

30,109

8

Pluton

77,2

39,438

Les valeurs obtenues ont permis la découverte des astéroïdes en incitant les astronomes à rechercher une planète à la distance de 2,8 U.A. La loi de Titius-Bode, assez exacte jusqu’à Uranus, n'est pas correcte pour Neptune et Pluton.

 

Johann Elert Bode, directeur de l'observatoire de Berlin, et le baron von Zach, astronome amateur hongrois, furent à l'origine de la constitution d'un groupe d'observateurs dont l'objectif principal était de rechercher ladite planète. Ils furent devancés par Piazzi qui découvrit ainsi le premier astéroïde, Cérès, circulant à une distance moyenne de 414 millions de km du Soleil.

 

Dans les années qui suivirent, Heinrich Wilhem Olbers (1758-1840) découvre Pallas (en 1802) et Vesta (en 1807), et Carl Ludwig Harding (1765-1834) complète le tableau avec Junon (en 1804). Il fallut attendre ensuite 1845, puis 1847 pour les découvertes par K. Hencke, de deux nouvelles petites planètes, Astrée et Hébé. Depuis cette date, chaque année apporte désormais sa moisson de nouvelles découvertes, notamment grace à Max Wolf (1863-1932) qui eut l'idée en 1891 d'utiliser la photographie pour la recherche des astéroïdes.

 

En 1999, on comptait déjà plus de 10.000 astéroïdes numérotés dont l'orbite a pu être déterminée précisément, et plus de 20.000 autres dont les orbites sont bien moins déterminées. Chaque mois, des dizaines d'autres sont découverts, notamment grâce à la mise en place de télescopes de surveillance automatique. Les plus célèbres programmes de recherche sont le projet LINEAR (Lincoln Near Earth Asteroid Research) et le projet NEAT (Near Earth Asteroid Tracking).

 


 

Les groupes d'Astéroïdes

 

Apohele

 

"Apohele" est le nom suggéré il y a plusieurs années par David Tholen pour les astéroïdes dont l'orbite est intégralement contenue dans l'orbite terrestre.

 

L'astéroïde 2003 CP20, découvert le 11 Février 2003 par le télescope de surveillance LINEAR, est le premier astéroïde dont l'orbite serait intégralement contenue dans l'orbite terrestre. Un premier Apohele possible, 1998 DK36, a été observé en 1998 mais n'a pas été confirmé par la suite. Les plus récentes estimations indiquent qu'il pourrait exister une vingtaine d'Apohele de plus d'un kilomètre de diamètre.

 

Avec une distance à l'aphélie à l'intérieur de l'orbite terrestre (Q=0.9723 UA), l'astéroïde 2004 JG6 découvert le 11 Mai 2004 par Brian Skiff avec le LONEOS Schmidt de 0,59m  de l'Observatoire Lowell (Arizona), est le second "apohele" découvert à ce jour après la découverte de 2003 CP20 en Février 2003. D'après sa luminosité, 2004 JG6 est estimée à un peu moins de 600 mètres de large. L'astéroïde tourne autour du Soleil en 0,5 ans sur une orbite inclinée de 19 degrés.

 

Note : Au 12 Mars 2017, le nombre d'astéroïdes pouvant appartenir au groupe Apohele (ou Atiras) est estimé à 26.

 

Apollo-Amor-Aten

 

L'attraction de Jupiter interdit aux astéroïdes de se maintenir dans certaines zones, et certaines petites planètes, au voisinage des résonances induites par Jupiter, s'en écartent considérablement. Leurs orbites connaissent une évolution de type chaotique et leurs trajectoires peuvent alors couper celle de Mars, de la Terre, de Vénus ou de Mercure.

 

Crédits : ESA 2002-Illustration par Medialab

 

Le classement d'après leurs propriétés orbitales fait ressortir trois grandes catégories d'objets susceptibles de passer à proximité de la Terre : les AAA (Apollo-Amor-Aten), encore appelés NEA (Near Earth Asteroids), ou Géocroiseurs :

 

- les Apollos (présentant des similitudes avec 1862 Apollo) : orbites à l'extérieur de celle de la Terre, avec distance au périhélie inférieure à 1 UA

 

- les Amors (présentant des similitudes avec 1221 Amor) : orbites à l'extérieur de celle de la Terre mais qui s'en approchent, leur distance au périhélie étant inférieure à 1.3 UA,

 

- les Atens (présentant des similitudes avec 2062 Aten) : orbites à l'intérieur de l'orbite terrestre, avec demi-grand axe inférieur à 1 UA.

 

Note : 12 Mars 2017, on recensait un total de 1115 Atens, 7636 Apollos et de 6644 Amors.

A cette date, 1765 astéroïdes figurent dans la liste des astéroïdes potentiellement dangereux (PHA, pour Potentially Hazardous Asteroids) en raison d'un plus grand potentiel d'approche au plus près de la Terre.

 

Découvert le 4 Janvier 1989, Toutatis a approché la Terre à 15 millions de km le 15 Décembre 1988, à 3.6 millions de km le 8 Décembre 1992. Ce géocroiseur d'environ 2 km de diamètre frôlera la Terre en Septembre 2004 en passant à environ 1.500.000 km de notre planète..

4179 Toutatis

 

(Photo : JPL/NASA)

 

Découvert en 1898 par Witt, Eros est un géocroiseur de type Amor d'environ 40 km de long. La sonde NEAR, lancée en Février 1996, survola et se posa sur la petite planète le 14 Février 2001.

 

433 Eros

 

(Photo :  NASA)

Les principales Catégories d'Astéroïdes

 

La plupart des astéroïdes connus évolue entre l'orbite de Mars et celle de Jupiter, à une distance moyenne du Soleil comprise entre 2.3 et 3.5 UA, dans la ceinture principale d'astéroïdes. Mais les planètes mineures ne sont pas cantonnées uniquement dans cette zone, et l'on en trouve bien avant l'anneau principal, ainsi qu'au-delà de l'orbite de Jupiter, Saturne, Uranus ou de Neptune.

 

Avant l'Anneau

 

Trois grandes catégories se dégagent :

 

- Mars-Crosser : cette catégorie regroupe les astéroïdes s'approchant entre 1.30 et 1.666 UA du Soleil et coupant l'orbite de Mars, avec a < 3.2 UA.

Note : Au 12 Mars 2017, le nombre de Mars-crossers connus est de 12.796

 

- Mars-Troyen, située aux points de Lagrange L4 et L5 de Mars, à environ 1.524 UA du Soleil.

Note : Au 12 Mars 2017, le nombre de Mars-Troyens connus est de 4 (1 au point L4 et 3 au point L5)

 

- Hungaria (d'après 434 Hungaria), située entre les résonances 1:5 et 1:4 de Mars, à une distance comprise entre 1.78 et 2.06 UA.

Note : Au 12 Mars 2017, le nombre de Hungarias connus est de 16.071.

 

L'Anneau Principal

 

En certains points de la ceinture, on trouve des concentrations d'objets. Dès 1918, l'astronome japonais Kiyotsugu Hiramaya a suggéré que certains astéroïdes évoluant sur des orbites voisines étaient vraisemblablement des fragments de gros astéroïdes détruits par des collisions. Ces concentrations sont appelées familles et baptisées du nom du composant principal.

Note : Au 12 Mars 2017, le nombre d'astéroïdes répertoriés appartenant à la Ceinture principale est de 677.766.

 

MPC : Diagramme de la répartition des astéroïdes en fonction de leur distance au Soleil

 

L'anneau principal, divisé en trois zones, comprend de nombreuses familles distinctes :

 

Zone interne (entre 2.065 et 2.501 UA) :

 

- Famille Flora (d'après 8 Flora), regroupe les astéroïdes présentant un demi-grand axe compris entre 2.12 et 2.27 UA.

 

- Phocaea, située entre 2.23 et 2.50 UA.

 

- Vesta (d'après 4 Vesta), localisée entre 2.349 et 2.374 UA.

 

- Nysa-Hertha (d'après 44 Nysa), regroupe les astéroïdes situés entre 2.41 et 2.50 UA.

 

Zone centrale (entre 2.501 et 2.820 UA) :

 

- Eunomia (d'après 15 Eunomia), située entre 2.563 et 2.670 UA.

 

Zone externe (entre 2.825 et 3.279 UA) :

 

- Le groupe de Koronis (nommé d'après 158 Koronis) comprend une cinquantaine d'objets de type S,et dont le représentant actuel est 143 Ida. Ce groupe semble s'étendre en 2.828 et 2.939 UA.

 

- Eos (nommé d'après 221 Eos), située à une distance d'environ 3.02 UA, comprend une centaine de membres, semblant être de type S, localisés entre 2.988 et 3.046 UA

 

- La famille des Thémis (d'après 24 Thémis) située à environ 3.13 UA (de 3.047 à 3.219 UA), comprend une centaine d'astéroïdes de types C.

 

- Hygiea, située entre 3.108 et 3.217 UA.

 

- Griqua, situé à proximité de la résonance 1:2 avec Jupiter, entre 3.20 et 3.35 UA pourrait constituer un nouveau groupe.

 

Deux autres groupes situés plus à l'extérieur de la zone externe:

 

- Cybele (d'après 65 Cybele), localisé entre les résonances 1:2 et 3:5 avec Jupiter, à une distance de 3.28 à 3.67 UA.

 

- le groupe Hilda (d'après 153 Hilda) situé à 3.97 UA (entre 3.77 et 4.02 UA) et en résonance 2:3 avec Jupiter.

Note : Au 12 Mars 2017, le nombre d'astéroïdes connus appartenant à la famille de Hilda est de 3818.

 

Après l'Anneau

 

- Thulé (nommé d'après 279 Thulé), situé à 4.28 UA et en résonance 3:4 avec Jupiter

 

- Cross-Jupiter Interne, situé dans les zones vides entre les Hilda et Jupiter entre 3.6 à 5.0 UA, et dont la particularité est de couper l'orbite de Jupiter vers son aphélie.

 

Planètes Troyennes

 

Les planètes Troyennes, réparties en deux groupes, gravitent entre 4.9 et 5.36 UA, où le rapport des périodes de révolution est de 1/1 avec Jupiter, au voisinage des deux points stables du système Soleil-Jupiter, sur l'orbite de Jupiter, à 60° en avant et 60° en arrière de la planète (aux points de Lagrange L4 et L5 de l'orbite de Jupiter).

Note : Au 12 Mars 2017, le nombre d'objets au point L4 est de 4184 le nombre d'objet gravitant au point L5 est de 2326 soit un total de 6510 planètes troyennes pour Jupiter.

 

A noter que les planètes Mars et Neptune possèdent également un petit nombre de satellites troyens (données au 20 Janvier 2016).

Mars : nombre d'objets au point L4 = 1 et nombre d'objets au point L5 = 3

Uranus: nombre d'objets au point L4 = 1 (2011 QF99).

Neptune : nombre d'objets au point L4 = 13 et nombre d'objets au point L5 = 4.

La Terre possède également un satellite de type Troyen, situé au point L4 : 2010 TK7

 

Lacunes de Kirkwood

 

L'américain Daniel Kirkwood en 1866 remarqua, en étudiant la répartition du nombre d'astéroïdes en fonction du demi-grand axe de leur orbite, des discontinuités dans la répartition des petites planètes.

 

Des zones de la ceinture d'astéroïdes, dites "lacunes de Kirkwood", sont pratiquement vides, et correspondent à des zones où les orbites des astéroïdes sont en résonance gravitationnelle avec Jupiter, généralement à des distances (2.5, 2.82, 2.96 et 3.28 UA) où les périodes de révolution représentent un rapport simple avec celle de Jupiter (1/3, 2/5, 3/7 et 1/2).

 

Au-delà de Jupiter

 

- Jupiter-crosser externe, situé au-delà de Jupiter (à plus de 5.1 UA), dont la particularité est de couper l'orbite de Jupiter vers le périhélie.

 

Les Centaures

 

A une distance de 13.7 UA, Charles Kowal découvrit Chiron en 1977, le premier astéroïde dont l'orbite s'étend au-delà de l'orbite de Jupiter. Depuis cette date, d'autres objets ayant leur périhélie au-delà de l'orbite de Jupiter et leur demi-grand axe à l'intérieur de l'orbite de Neptune, ont été découverts, et constituent le groupe des Centaures, situé entre Jupiter et Neptune, entre 5.5 et 29 UA.

 

Note : Au 12 Juin 2017, on recensait 694 Centaures et Objets Dispersés

 

Objets Transneptuniens - Ceinture de Kuiper

 

Le premier astéroïde découvert sur une orbite située au-delà de l'orbite de Neptune fut l'astéroïde 1992 QB1. Certains objets découverts depuis, regroupés dans la catégorie des Objets Transneptuniens (TNO) , gravitent au-delà de l'orbite de Neptune, à des distances comprises entre 30 et 45 UA, confirmant ainsi l'hypothèse émise en 1951, par l'américain Gerard Kuiper qu'il existe, au-delà de l'orbite de Neptune, une région, la "ceinture de Kuiper", située dans le plan orbital moyen des planètes et peuplée de noyaux cométaires et d'astéroïdes.

 

 

Note : Au 12 Juin 2017, on dénombrait un total de 1797 Objets Transneptuniens.

 

Certains présentent des particularités communes :

 

- KBO interne I (KBO), situés entre 32 et 35 UA, regroupent des objets à grande excentricité qui les amène souvent aux parages de l'orbite d'Uranus vers 20 UA

 

- KBO (Kuiper Belt Object), situés vers 35.0 UA, en résonance 5:4 avec Neptune

 

- KBO interne II, groupe situé entre 36 et 38 UA, comprenant principalement des TNO à faible excentricité qui ne coupent pas l'orbite de Neptune (dans la zone de résonance 4:3).

 

- Le couple Pluton-Charon, situé à 39.496 UA, en résonance 3:2 avec Neptune

 

- Plutino (similaire à Pluton), situés vers 39.5 UA, également en résonance 3:2 avec Neptune

 

- Classical KBO (Kubewano d'après 1992 QB1), situés entre 40 et 47 UA, ne coupent pas l'orbite de Neptune

 

- KBO 5:3, situés à 42.2 UA, en résonance 5:3 avec Neptune

 

- TNO indéfinis (Objets Transneptuniens), théoriquement situés au delà de l'orbite de Neptune

 

- KBO 7:4, situés à 43.9 UA, en résonance 7:4 avec Neptune

 

- KBO 2:1, situés à environ 48 UA, en résonance 2:1 avec Neptune

 

- Scattered KBO (Objets épars de la Ceinture de Kuiper), situés au-delà de 48 UA, et dont la découverte est due à leur périhélie inférieur à 50 UA.

 

- KBO 5:2, situés à environ 55 UA, en résonance 5:2 avec Neptune

 

Nuage de Oort

 

Jan Hendrik Oort et Adrianus van Woerkom développèrent en 1950 une théorie selon laquelle il existerait un véritable nuage cométaire intersidéral. A partir de l'histogramme de l'inverse des distances moyennes au Soleil des orbites de 19 comètes à très longue période, Oort constata qu'un maximum se dessinait pour des distances de l'ordre de 20.000 à 100.000 unités astronomiques, et donc qu'il existait probablement aux confins du système solaire une vaste sphère de noyaux cométaires : "le nuage de Oort". Les calculs, repris par Brian Marsden, sur quelques 200 comètes aux orbites très allongées, confirment, vers la fin des années 70, la théorie de Oort.

 

Sous l'effet de perturbations gravitationnelles induites par des étoiles voisines, certains noyaux cométaires sont éjectés hors du système solaire, tandis que d’autres, au contraire, sont précipités vers l’intérieur, et deviennent observables.

 


Dimensions

 

1 Cerès (960 x 932 km), 2 Pallas (570 x 525 x 482 km), et 4 Vesta (530 km) sont actuellement les plus gros astéroïdes connus, et représentent à eux trois plus de la moitié de la masse totale de la ceinture principale. On estime qu'il pourrait exister plus d'un millier d'astéroïdes d'un diamètre supérieur à 30 km, environ 200 astéroïdes de plus de 100 km de diamètre, et plus d'un million d'un diamètre supérieur ou égal à 1 km.

 

Vesta (537 km de diamètre), a été découvert en 1807 par Olbers. C'est l'un des plus gros astéroïdes connus.

4 Vesta

(Photo : HST)

 

Le transneptunien 20000 Varuna découvert le 28 novembre 2000 possède un diamètre d'environ 900 km.

 

Quaoar (2002 LM60), le plus gros des TNO, découvert le 4 Juin 2002, a été mesuré par le HST (Hubble Space Telescope). Son diamètre est de 1250 km.

 


 

Désignation

 

En date du 12 Mars 2017, sur les 729.626 astéroïdes repérés, 488.449 ont été définitivement numérotés et parmi ceux-ci, 20.570 ont reçu un nom, les autres conservant encore leur désignation provisoire.

 

Lors de sa découverte, l'astéroïde se voit attribué par l'Union Astronomique Internationale, un numéro provisoire composé du millésime, d'une lettre représentant la quinzaine de sa découverte et d'un numéro d'ordre dans la quinzaine de la découverte.

(exemple : 2001 KE1)

 

 

Certains astéroïdes, dont l'orbite a pu être déterminée précisément, ont reçu de l'UAI un nom définitif, choisi par leur découvreur ainsi qu'un numéro d'identification correspondant à leur ordre d'inscription dans le catalogue des astéroïdes.

(exemple : 1 Cérès, 4179 Toutatis)

 

Millésime

Rang de la quinzaine

Numéro d'ordre dans la quinzaine de la découverte

 

JANVIER

du 1er au 15

A

Note : "I" est omis

- de A à Z pour les 25 premiers

- de A1 à Z1 du 26ème au 50ème

- de A2 à Z2 du 51ème au 75ème

- de A3 à Z3 du 76ème au 100ème

- etc...

Ainsi, le premier astéroïde ou supposé comme tel, découvert dans la deuxième quinzaine de MAI 2001 se verra affecté du numéro d'ordre 2001 KA, tandis que le trentième découvert dans la même période se nommera 2001 KE1, et le soixante-douzième s'appellera 2001 KW2.

du 16 jusqu'à la fin du mois

B

FEVRIER

du 1er au 15

C

du 16 jusqu'à la fin du mois

D

MARS

du 1er au 15

E

du 16 jusqu'à la fin du mois

F

AVRIL

du 1er au 15

G

du 16 jusqu'à la fin du mois

H

MAI

du 1er au 15

J

du 16 jusqu'à la fin du mois

K

JUIN

du 1er au 15

L

du 16 jusqu'à la fin du mois

M

JUILLET

du 1er au 15

N

du 16 jusqu'à la fin du mois

O

AOUT

du 1er au 15

P

du 16 jusqu'à la fin du mois

Q

SEPTEMBRE

du 1er au 15

R

du 16 jusqu'à la fin du mois

S

OCTOBRE

du 1er au 15

T

du 16 jusqu'à la fin du mois

U

NOVEMBRE

du 1er au 15

V

du 16 jusqu'à la fin du mois

W

DECEMBRE

du 1er au 15

X

du 16 jusqu'à la fin du mois

Y

Note : "I" est omis

 

Source : http://www.minorplanetcenter.net/iau/info/OldDesDoc.html

 

 


Composition

 

L'utilisation des nouvelles techniques d'analyse telles que la spectrographie, la photométrie, la polarimétrie, ou la radiométrie infrarouge, appliquée à l'étude des petites planètes, a conduit à répartir les astéroïdes en une quinzaine de variétés d'après leurs propriétés spectrales et de réflectivité.

 

De la classification des astéroïdes, il se dégage toutefois trois grandes catégories :

 

  • les objets primitifs qui ont conservé une composition primordiale et qui prédominent dans la région extérieure de la ceinture principale,

 

  • les astéroïdes ignés qui sont des fragments de petites planètes différenciées et que l'on rencontre surtout dans la région intérieure de la ceinture principale,

 

  • les astéroïdes métamorphiques, surtout représentés dans la région centrale de la ceinture principale.

 

 

Type

Albédo

Composition

Remarque

%

Localisation

Objets Primitifs

C

Carboné

0.03

0.07

faible albédo, forte absorption des ultraviolets

similaires aux météorites  chondrite carbonée, riche en eau et carbone

Semblent être des vestiges du Système Solaire

75

région extérieure de la ceinture principale

D

 

0.02

0.05

spectre rougeâtre

riche en eau et carbone

 

P

 

0.02

0.06

spectre rougeâtre

 

Objets évolués ou Ignés

S

Silicaté

0.10

0.40

albédo moyen, forte absorbtion de la lumère bleue et des ultraviolets

fer et nickel métallique mélangé avec des silicates de fer et des silicates de magnésium, ressemblent aux Primitives, mais peu de composés volatils et moins d'eau

Semblent avoir subi un fort échauffement, fragments de petites planètes

17

région intérieure de la ceinture principale

M

Métallique

0.10

0.18

 

fer et nickel pur

 

E

Enstatite

0.25

0.60

 très clairs

 

 

Métamorphique

F

 

0.03

0.06

 

contiennent des assemblages de métaux, semblent résulter d'une fusion

Semblent avoir subi un échauffement

 

région centrale de la ceinture principale

G

 

0.05

0.09

 

 

B

 

0.04

0.08

 

 

T

 

0.04

0.11

 

 

Autres catégories

A

 

0.13

0.40

 

restes de manteau- riche en Olivine

 

 

 

R

 

~0.40

 

restes de manteau - riche en Olivine

 

 

 

V

Vesta

~0.40

 

croûte de roches basaltiques - riche en Pyroxène 

 

 

astéroïdes de la famille de Vesta 

U

Unknown

 

 

 

Propriétés mal comprises

 

 

 

 


Origine

 

 Après la découverte des premiers astéroïdes au début du XIXème siècle, la théorie la plus répandue quant à leur origine était qu'il s'agissait des fragments d'une planète ayant explosé après sa formation, composant ainsi la ceinture principale. Cette hypothèse est aujourd'hui abandonnée. Les récentes découvertes laissent penser que les astéroïdes, ainsi que les noyaux de comètes, sont les derniers représentants des petits corps, les planétésimaux, qui ont donné naissance aux planètes de notre système solaire. En raison des résonances gravitationnelles créées par la présence de Jupiter, l'agglomération de ces petits corps en planète n'aurait pu se faire dans cette zone.

 

aRubriques associées

 

Les 100 premiers Astéroïdes découverts

 

Les Comètes

 

Les Essaims Météoritiques

 

Classification des Météorites

 

Liens :

 

IAU: Central Bureau for Astronomical Telegrams

 

IAU: Minor Planet Center

 

Near Earth.net Comets, Meteors, & Asteroids

 

Site WEB du Spécialiste français des Géocroiseurs Michel-Alain
COMBES

 

Descriptif du Monde des Astéroïdes  par Gérard Faure

 

Les dossiers du MAP

 

MPC Archive Statistics

 

Unusual Minor Planets

 

 

Documentation :

Les Comètes et Astéroïdes (A.-Chantal Levasseur-Regourd et Philippe de La Cotardière) - Ed. Seuil/Sciences S117

Dictionnaire de l'Astronomie (Philippe de La Cotardière) - Ed. Larousse/Références

Atlas d'Astronomie - Ed. Stock

Quid 2000 - Ed. Robert Laffont

Le Grand Livre du Ciel - Ed. Bordas

Dossier Hors Série - Pour la Sciences : Les Terres célestes - Avril 1999

 

 

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Contact : Gilbert Javaux